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Efficacité des stratégies pour réviser ses cours : synthèse

Article publié le 16/04/2013

 
La plupart des étudiants n’utilisent pas les stratégies les plus efficaces pour étudier et, pire, les stratégies couramment utilisées sont parmi les moins efficaces, selon une étude publiée dans la revue Psychological Science in the Public Interest.
John Dunlosky de la Kent State University et ses collègues ont analysé 10 stratégies d’étude qu’ils ont cotées selon leur utilité.
 
 
 

Les stratégies de faible utilité

Les stratégies de plus faible utilité sont paradoxalement les plus recommandées et utilisées, soulignent les chercheurs.
 
  • Surligner ou souligner est en tête de la liste des stratégies inefficaces. Bien qu’elle soit très utilisée, les études montrent que cette stratégie n’apporterait pas plus de bénéfice qu’une simple lecture. Certaines recherches indiquent même qu’elle pourrait nuire à l’apprentissage: en attirant l’attention sur des faits individuels elle pourrait nuire au processus de compréhension globale (faire des liens, des déductions).
  • Relire est presque aussi inefficace.
  • Vient ensuite la stratégie de résumer. Elle est utile pour ceux qui en ont la capacité, ce que plusieurs n’ont pas. L’utilité varie en fonction du niveau d,expertise pré-existant et du type de matériel.
 
 

Les stratégies de grande utilité

Les stratégies de plus grande utilité sont moins connues, soulignent les chercheurs.
 
  • Répartir son temps d’étude en plusieurs sessions plutôt que de s’engager dans un marathon est l’une de ces stratégies. Plus il est souhaité de se rappeler longtemps d’un contenu (par opposition à l’oublier peu de temps après un examen), plus les intervalles devraient être longs.
 
  • Tester ses connaissances. Le simple fait de ramener les informations à l’esprit renforce la connaissance et favorise les rappels futurs.
 
 

Les stratégies d’utilité modérée

Les stratégies suivantes sont considérées d’utilité modérée à faible soit parce leur intérêt n’est pas bien démontré scientifiquement, soit parce qu’elles ne représentent pas la meilleure utilisation du temps d’étude.
 
  • L’imagerie mentale qui est l’élaboration d’images mentales pour aider la mémorisation prend trop de temps et est appropriée pour un éventail restreint de contenu.
 
  • Le questionnement d’élaboration qui consiste à se demander pourquoi certaines affirmations sont vraies en lisant est considéré d’utilité modérée en raison d’un manque de démonstration scientifique. Les chercheurs se demandent à quel point la stratégie est généralisable notamment lorsque le matériel à étudier est long.
 
  • L’explication consiste à expliquer comment la nouvelle information est liée aux informations connues ou expliquer les étapes d’une résolution de problèmes. L’efficacité dépend notamment de la qualité des explications fournies.
 
  • Intercaler différents types de contenu dans une session d’étude. L’intérêt n’est démontré que pour les tâches motrices.
 
  • L’utilisation de mnémoniques associés aux mots consiste à associer de nouveaux mots de vocabulaire, habituellement lors de l’apprentissage d’une langue étrangère, à l’image du mot dans un contexte. Cette stratégie représente beaucoup de travail pour l’apprentissage d’un seul mot.
 
 

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