Dysphasie

Par Fabrice PASTOR, Neuropsychologue, IRLES.

Article sous licence Creative Commons (BY NC ND) (vous devez indiquer la source et le nom de l’auteur pour toute reproduction, même partielle).

Temps de lecture : 4 min.

     La Dysphasie est un trouble du développement du langage oral (verbal) ce qui entraîne des difficultés plus ou moins sévères sur le plan réceptif (la compréhension du langage) ou expressif (l’expression du langage).

     Selon les différentes études internationales, la Dysphasie toucherait de 3% à 5% des enfants, et 2 à 3 fois plus de garçons que de filles.

  • Les causes de la Dysphasie

     Il existe une attente au niveau du cerveau, mais on ne cible pas bien encore la localisation cérébrale précise. Toutefois, certaines études évoquent que des crises d’épilepsies (convulsions fébriles) lors de la petite enfance pourraient causer une Dysphasie.

     Parler, cela sous-entend utiliser des structures phonologiques, lexicales, syntaxiques et pragmatiques. Ainsi, une Dysphasie pourra toucher la phonologie (l’enfant aura des difficultés à produire convenablement les sons de la langue), le lexique (les mots ne lui “viendront” pas, il utilisera “le truc” plutôt que le mot correct par exemple), la syntaxe (avec des problèmes de conjugaison, une absence de mots de liaison…) et la pragmatique (il y aura une mauvaise communication dans un contexte donné).

Les 5 formes de Dysphasie

  • Dysphasie phonologico-syntaxique

Il s’agit de la forme la plus fréquente, touchant les sons de la langue, le lexique et la syntaxe. Le langage oral sera alors plutôt pauvre et l’enfant aura tendance à limiter ses paroles.

  • Dysphasie phonologique

L’enfant aura du mal à produire des sons corrects. Il sera « bavard », mais n’arrivera pas à articuler correctement les sons.

  • Dysphasie lexicale-syntaxique

Ici, l’enfant aura du mal à trouver ses mots (“manque du mot”). Le langage spontané sera donc de mauvaise qualité, il pourra utiliser un mot pour un autre ou des mots de remplissage “truc, machin”.

  • Dysphasie par agnosie verbale (appelée aussi "surdité verbale")

Forme de dysphasie plutôt rare, elle résulte d’un problème au niveau du système auditif cérébral. L’enfant a un comportement d’enfant sourd. Il faut, pour communiquer avec lui, utiliser des pictogrammes.

  • Dyspraxie verbale :
  • Comment repérer ce qui pourrait être une Dysphasie ?

     Dès les premiers mois, le bébé babille très peu et peu ne pas utiliser de mots jusqu’à l’âge de 18 mois. Vers l’âge de 3 ans, à l’entrée en Petite section de maternelle, l’enfant ne fait pas de phrases, et peut être très difficilement compréhensible de son entourage. Souvent, seuls les parents le comprenne. En revanche, l’enfant dysphasique cherche toujours à communiquer avec autrui (par le regard, les mimiques…).

     Parler, cela sous-entend utiliser des structures phonologiques, lexicales, syntaxiques et pragmatiques. Ainsi, une Dysphasie pourra toucher la phonologie (l’enfant aura des difficultés à produire convenablement les sons de la langue), le lexique (les mots ne lui « viendront » pas, il utilisera « le truc » plutôt que le mot correct par exemple), la syntaxe (avec des problèmes de conjugaison, une absence de mots de liaison…) et la pragmatique (il y aura une mauvaise communication dans un contexte donné).

  • Comment diagnostiquer la Dysphasie ?

     Le premier bilan à effectuer sera un audiogramme afin de s’assurer de la bonne qualité auditive. Par la suite, une évaluation neuropédiatrique pourra être envisagée pour écarter les hypothèses de troubles neurologiques éventuels. Un bilan orthophonique complet devra ensuite être proposé, couplé à une évaluation neuropsychologique complète avec test de QI. Également, une investigation psychomotrice et ergothérapique pourra être opportune.

Par Fabrice PASTOR, Neuropsychologue, IRLES.

Article sous licence Creative Commons (BY NC ND) (vous devez indiquer la source et le nom de l’auteur pour toute reproduction, même partielle).

SOURCES :

– Formation : “Les Troubles DYS : Comprendre, évaluer et aider au quotidien”, Institut IRLES.
– Diverses sources Internet..
– Expérience clinique.

Institut IRLES Aquitaine

INSTITUT IRLES AQUITAINE
Les Erables, 9 rue Sainte Elisabeth, 33200 Bordeaux

RAPPEL : Ce site a pour objet de fournir des informations sur le fonctionnement de l’IRLES ainsi que sur les différents syndromes cognitifs et affectifs en relation avec les troubles des apprentissages.  Les informations fournies sur ce site sont destinées à améliorer et non à remplacer la relation existant entre le patient (ou visiteur du site) et son médecin.