Il y a 12 ans, dans un de ses rapport, Claire Brisset proposait que les consultations de psychologues soient remboursées pour les enfants, pour un meilleur bien-être psychique et pour réduire l’échec scolaire. Depuis, sur ce sujet, rien n’a évolué.

Notre collègue Samuel Dock, dans une tribune du Huffington Post, évoque l’urgence de la mise en place d’un remboursement des psychothérapie pour tous.
En parallèle, Jérôme Dagut, psychologue clinicien, démontre dans une lettre ouverte qu’un remboursement des psychothérapies permettrait à la société de faire d’importantes économies.

A ce sujet, il cite les travaux d’Anne Dezetter :

« Le coût de la séance a été estimé à 41 euros, le taux de remboursement par le régime obligatoire à 70 % et 60 % pour soigner les personnes de 18 à 75 ans souffrant de troubles de santé mentale courants chroniques et/ou sévères. Le coût de la prise en charge, psychothérapeutique annuelle s’élèverait à 514 millions d’euros (entre 308 et 347 millions pour le régime obligatoire), pour traiter 1,033 million de Français, soit 2,3 % de la population. L’estimation des coûts directs et indirects induits par les troubles de santé mentale courants et évitables après le suivi psychothérapeutique fait apparaître que pour 1 euro investi dans le traitement psychothérapeutique, le ratio coût-bénéfice s’élèverait, selon la symptomatologie, entre 1,14 euro (troubles anxieux) et 1,95 euro (dépression majeure) épargnés à la collectivité. La France dispose des 14.300 professionnels nécessaires et habilités à effectuer des psychothérapies, pour traiter cette population. »

A l’IRLES, nous rencontrons de nombreuses familles qui se questionnent sur les difficultés de leur enfant, et qui se retrouvent parfois dans l’incapacité d’assumer financièrement un bilan psychologique et neuropsychologique non remboursé. Les parents restent dans le flou et n’ont pas de réponse. L’absence d’évaluation et de diagnostic a toujours des conséquences néfastes pour l’avenir de l’enfant, et amène à la culpabilisation des parents qui ne se sentent pas en mesure de l”aider. 

De nombreux organismes publics qui fournissent un travail remarquable, proposent des bilans pris en charge par l’assurance maladie. Malheureusement du fait d’une forte affluence, les délais sont particulièrement élevés avant de débuter les prises en charge (entre 6 mois et 18 mois selon les services, notamment sur Bordeaux et agglométarion). En conséquence, les difficultés de l’enfant s’alourdissent…

Il nous semble aujourd’hui important d’évoquer et de soutenir la mobilisation des psychologues pour favoriser le remboursement des consultations psychologiques et neuropsychologiques afin d’aider tous les enfants en difficultés.

 
 

 

 

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